Entrevue avec Bruno Fontaine de Kaamelott au Popcon

Le Popcon 2022 dédié à l’univers de Kaamelott a convié Bruno Fontaine alias Elias de Kelliwic’h à l’évènement pour partager des moments avec le public mais pas seulement… Et nous avons eu l’opportunité de nous entretenir avec lui.

Bonjour Bruno, la dernière fois que l’on s’est vu, tu m’avais parlé d’un spectacle baroque en compagnie de Jacques Chambon. Le projet a-t-il abouti ou c’est toujours en préparation ?

Bonjour Vanessa, tout à fait ! C’est encore en préparation ! Le Covid nous a retardé, comme beaucoup de monde. Et effectivement c’est un spectacle qui va se jouer avec Jacques Chambon (Merlin) et avec Franck Pitiot (Perceval). Je les mets tous les deux en scène. On espère que la pièce se fera d’ici le début du printemps, fin de l’hiver au plus tôt. Jacques écrit la pièce. Il aime bien écrire au dernier moment… C’est très sympa (rires collégiaux). Pour le moment, je suis sur d’autres projets et celui-ci…  Je l’avais oublié – dites donc – il va falloir s’en occuper ! Merci de me le rappeler (rires collégiaux).

Avec plaisir, j’ai hâte qu’il prenne vie.

Moi aussi, cela me réjouis car je n’ai jamais travaillé avec Franck Pitiot. C’est un mec qui est très simple et souriant. Ça va être une expérience très plaisante et on va se régaler comme d’habitude.

On est au Popcon, tout à l’heure tu étais en conférence où le public t’a posé beaucoup de questions sur l’univers de Kaamelott et autres.

Oui, il y a eu de nombreuses questions très pertinentes. J’ai pu parler du métier, la façon de travailler au cinéma, au théâtre. Comment on s’investit dans un projet… C’était très intéressant !

Tu as eu une question sur le personnage que tu aurais voulu incarner dans Kaamelott autre qu’Elias. Et là, tu as répondu : Tous !

Oui, on a tous envie de les jouer. Ils font rêver ces personnages.

Une personne t’a demandé ce que tu aimerais qu’il arrive à Elias.

Oui ! Cela veut dire que les gens cogitent, c’est génial. Les gens se projettent sur la suite. C’est très bien amené par Alexandre, qui dévoile son projet par petite touche. Il fait rêver les gens et c’est très intéressant.

Tu as même confié une petite anecdote sur le film, à propos de tes chaussures (rires collégiaux).

C’est vrai. De bien belles chaussures trop petites ! Je souffre sur le tournage, ce qui rend Elias plus énervé (rires).

On parle cinéma, mais le théâtre est très important pour toi et tu as été dernièrement sur scène pour Intramuros.

Oh oui, beaucoup ! En effet, on a terminé la tournée. On l’a joué plus d’une centaine de fois. C’était super, et complet ! Les gens adorent cette pièce. Alexis Michalik est un auteur assez proche d’Alexandre Astier… Tout ce qu’il touche, ça marche ! Je suis toujours admiratif, car ce sont des bosseurs. Quand on a du talent c’est bien, mais quand – en plus – on produit beaucoup, c’est mieux vu que tout le monde est content. Il faut saluer les gens qui ont du talent et qui travaillent beaucoup.

Lyon c’est ta ville, et il y a un théâtre qui est ton fief, peux-tu nous en dire quelques mots ?

Oui, c’est la Comédie Odéon à Lyon. Le directeur Julien Poncet ouvre les portes pour les lyonnais. Ils nous dit tout le temps : « Faites des projets, écrivez. Venez me voir et ensuite on en discute, les portes sont ouvertes ». Après, évidemment, il sélectionne les projets. Mais on est tous toujours les bienvenus.

Là, tu as à peine le temps de te retourner que déjà mercredi tu es sur scène !

Tout à fait, je rentre tôt demain. Je serai sur le plateau à 14h pour défendre « Le Fil à la patte » de Feydeau qui est une pièce Boulevard, voilà, ça rentre, ça sort. C’est très drôle. À partir de mercredi, on va le jouer tout le mois de septembre.

Et tu enchaînes par la suite avec une pièce plus sombre.

Effectivement. Je vais jouer en octobre jusqu’à mi-janvier – si ça fonctionne bien – « Adieu, Monsieur Haffman ». On va aussi se régaler, mais dans un tout autre registre. Je n’ai aucun doute là-dessus et je pense que jusqu’à mi-avril, je vais être bien pris.

La pièce  « Un Fil à la patte » c’est un Vaudeville, avec plusieurs personnages. Quel sera ton rôle dans la pièce ?

J’en ai plusieurs ! On fait tous plusieurs personnages avec des costumes complètement différents, avec des perruques. C’est un Feydeau qui a été revisité dans les années 80 et c’est vraiment très drôle.

Et « Adieu Monsieur Haffman » se déroule pendant la seconde guerre mondiale.

En effet, cela se passe dans une bijouterie, Monsieur Haffman est juif. Il a envoyé sa famille en Suisse et il se cache dans la cave pour échapper aux nazis. Il confie son magasin à son employé qui va profiter la guerre pour vendre ses bijoux et faire affaire avec les allemands.

Qui vas-tu jouer dans la pièce ?

Je fais l’ambassadeur nazi à Paris, qui s’appelle Otto Abetz. Un personnage qui a vraiment existé. Lui, vient à la fin de la pièce vu qu’il est invité à manger. Et Monsieur Haffman va s’inviter au repas sans dire qui il est… Pour la suite il faut venir voir la pièce pour découvrir le dénouement. Ce sera à Lyon au théâtre Odéon et je crois qu’elle se joue aussi à Paris.

Tout à l’heure, on t’a demandé aussi ce que tu aimerais bien jouer au théâtre et tu as répondu du Shakespeare.

Shakespeare, Il y a un langage, une intensité et une force qui me touche beaucoup. « Richard III » ça doit être très beau à jouer.

Tu m’avais aussi parlé de doublage notamment sur « Kingdom ». Les studios t’ont-ils rappelé ?

Tout à fait, j’ai refait quelques épisodes dernièrement. L’aventure continue vu que mes personnages ne sont pas tous mort (rires collégiaux).

Oui, ça dégomme vite (rires).

Oh oui, tout le temps ! Mais pour le moment des personnages échappent au couperet dont les miens, alors je continue l’aventure ! J’ai travaillé aussi avec le studio Anatole qui s’est lancé dans des adaptations de BD audio.

Ah oui, Jacques Chambon en avait parlé.

Oui, Jacques en fait aussi dont Langfeust de Troyes. Hier, j’ai écouté le premier épisode et c’est vachement bien ! Les musiques, les ambiances créent vraiment un climat très particulier et nous on raconte l’histoire. J’ai fait « Les 7 vies de l’épervier » une ancienne BD où je donne ma voix à Henri IV. C’est très plaisant à interpréter.

Est-ce que tu as un projet que tu voudrais mettre en place après avril ?

J’ai une idée mais c’est encore trop tôt pour en parler. J’ai ma petite case projet, je mets des choses dedans et je laisse faire le temps.

Question de Lauryne : Quel serait ton mot pour définir le film « Kaamelott, le premier volet » ?

Je mettrais « Aventure » parce que c’est une aventure ce projet. On monte sur le bateau et on se laisse emmener ! Et puis, le film commence ainsi.

La dernière fois tes derniers mots pour finir l’entrevue étaient : « Merlin tu es un tocard (rires collégiaux) » ! Et aujourd’hui ?

Je m’amuse beaucoup avec Jacques. Ça me fait plaisir de raconter des bêtises sur son compte parce que Merlin, de toute façon, dans la série n’est pas foutu de faire des gâteaux. C’est vrai que c’est un régal, mais Merlin est un personnage touchant.

C’est pas faux (rires collégiaux) !

Très touchant même, on le voit dans la saison 5, quand il s’en va. Il est proche de la nature, mais il est enfermé dans sa cave et je pense que ça ne l’aide pas. Merlin a une sensibilité évidente. Il est en lien avec les animaux, la nature. C’est très chouette alors qu’on le traite de tocard. C’est pour ça que c’est rigolo. J’aime beaucoup Merlin, tout comme Jacques. Je me sers beaucoup de l’humour avec lui.

Ce soir, on prolonge le Popcon au Gaumont Labège pour une séance spéciale avec la projection du film « Kaamelott, le premier volet ».

C’est chouette. Je ne sais pas trop ce que je vais dire, car ce n’est pas mon film. Ça va être rigolo. Je ne vais rien dire du film, vu que dans la salle il y aura peut-être des gens qui ne l’ont pas vu donc motus et bouche cousue !

Merci Bruno pour ce partage.

Merci Vanessa.

DIFFUSION DE KAAMELOTT 

Le film Kaamelott est disponible en DVD et en replay sur Canal+ et l’intégralité de la série 6play et sur la plateforme SALTO. Retrouvez prochainement l’interview de Nicolas Gabion de la série Kaamelott et d’autres interviews de l’univers d’Alexandre Astier.

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