Entrevue de Sofia Essaïdi, au Festival de la Fiction de La Rochelle, pour la mini-série “Les Combattantes”, ce soir sur TF1

L’équipe de la mini-série « Les Combattantes » était présente au festival de la Fiction de La Rochelle pour une projection évènement des deux premiers épisodes. Sofia Essaïdi – qui fait partie de la distribution – nous a accordé une petite discussion.

Bonjour Sofia ! Hier soir le festival de la Fiction de La Rochelle a projeté en soirée évènement les deux premiers épisodes de la mini-série « Les Combattantes » ! C’était complet !

Il y avait beaucoup de monde, c’était impressionnant. Cela fait des mois qu’on attendait de présenter la série ici. On a tous envie que les gens la découvrent, c’était super et nous sommes ravis, ça s’est très bien passé.

Après « Le Bazar de la charité », Camille Lou, Julie de Bona et Audrey Fleurot se sont retrouvées sur « Les Combattantes ». Vous venez compléter ce trio de choc pour former un magnifique quatuor. J’imagine que vous avez été accueillie les bras ouverts ?

Oh oui, j’ai vraiment l’impression d’avoir aussi fait « Le bazar de la charité » (rires). J’ai intégré une équipe soudée mais très ouverte. Finalement, on se rend compte qu’en tant qu’actrice, il n’y avait que les trois filles, tous les autres sont des petits nouveaux !

C’est tout à fait ça.

Tout s’est très bien passé. On s’entend très bien et on forme un bon quatuor, cela apporte quelque chose en plus, bien évidemment.

C’est hyper important !

C’est très important ! Parce qu’on passe beaucoup de temps ensemble, on vit des émotions très fortes. C’est toujours merveilleux quand on s’entend aussi bien.

Ce sont des retrouvailles aussi, avec Iris Bucher qui était la productrice de « Meurtres en Auvergne » ?

Tout à fait, on avait travaillé ensemble il y a quelques années, on était très heureuse de se retrouver ! On s’est dit « jamais deux sans trois », donc on attend le troisième (rires collégiaux) !

Vous incarnez le personnage de Caroline Dewitt qui voit partir son époux à la guerre. Elle doit reprendre les rênes de l’usine de voiture, et fait face à sa belle-mère, Éléonore, interprétée avec brio par Sandrine Bonnaire.

Ah Sandrine, quelle belle rencontre ! J’étais déjà tellement honorée de savoir qu’on allait jouer ensemble… Lorsque nous nous sommes rencontrées, c’était fabuleux ! C’est une femme tellement merveilleuse, tellement simple et d’une gentillesse… ! On a beaucoup partagé et discuté. D’ailleurs hier, on s’est retrouvé. On ne s’était pas vu depuis longtemps et ça m’a fait très plaisir de la revoir. C’est fou, on ne se rend pas compte des relations qu’on crée sur les tournages. On est dans une bulle pendant plusieurs mois… Il y a des liens qui prennent naissance, et qui sont indescriptibles.

J’ai vu, comme beaucoup, les deux premiers épisodes. J’ai l’impression que vous allez avoir d’autres scènes très intéressantes avec Sandrine Bonnaire.

Oh oui, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, mais c’est top secret (rires collégiaux).

 C’est de bonne guerre (rires). Parlons aussi de Grégoire Colin, qui joue votre beau-frère qui compte prendre la main sur l’usine.

Merveilleux Grégoire Colin ! J’ai une chance inestimable ! Ma belle famille est extraordinaire. J’ai beaucoup d’admiration pour son jeu d’acteur. D’ailleurs, je ne le connaissais pas personnellement ; j’ai été très impressionnée de le regarder travailler. Je prenais des cours juste à le voir jouer (rires collégiaux). Il est d’une intensité… Comme connecté. C’est vraiment très impressionnant.

Pas facile pour Caroline de trouver sa place entre Eléonore et Charles ?

Oh oui c’est difficile. Son mari Victor faisait le tampon et lorsqu’il part à la guerre, elle se retrouve seule. Ce qui n’est pas du tout évident ! Elle est enfermée partout : dans sa condition de femme de l’époque et dans sa propre maison. On ne l’estime pas, on n’a pas confiance en elle, cela n’aide pas. Mais je pense que c’est ce qui lui donne la force de ne pas lâcher, d’avancer et de se battre pour y arriver et s’imposer. C’est ce qu’elle va faire pendant toute la série.

Elle va être aidée par les femmes des ouvriers de l’usine, qui eux aussi ont été enrôlés dans la première guerre mondiale. Ce qui représente la réalité de cette époque : ses femmes prenant la place des hommes au travail.

Oui, c’est exactement ce qui s’est passé. Les femmes ont commencé à travailler parce qu’il n’y avait pas d’autre choix. Pour faire tenir le pays et le faire avancer, les hommes étant sur les champs de batailles. Elles ont commencé à faire des choses qu’elles ne pensaient pas pouvoir réaliser. Dans la série, on parle de camions à fabriquer, mais c’était aussi des munitions et des activités réservées aux hommes. Elles ont dû apprendre le métier, du jour au lendemain.

D’être dans un film ou une série d’un format historique, vous en rêviez ?

Oui ! Je rêvais de jouer dans un film d’époque, parce que j’adore en regarder en tant que spectatrice. J’avais envie d’aller voir ce qu’on ressentait à jouer avec des costumes, dans des décors de reconstitution… Je n’ai pas été déçue. C’est extraordinaire ! C’est impressionnant de se réveiller, d’arriver sur le tournage et de voir 60 soldats passer devant soi avec 10 chevaux dans des rues complètement reconstituées. C’est surréaliste ! Ça aide beaucoup évidemment en tant qu’acteur à jouer, mais c’est surtout très spectaculaire en tant que personne. Je le dis souvent, il y a un côté aussi ludique dans notre histoire. On se réveille, on s’habille et on va dans un grand bal costumé (rires collégiaux). J’ai adoré l’exercice et j’ai hâte d’en refaire !

Question de Lauryne : En un mot, comment définiriez-vous la série « Les Combattantes » ?

Je dirais « épique ». Je vais en dire plusieurs désolée Lauryne, et vous choisirez (rires collégiaux).  J’ajouterais « impressionnant ». J’ai été impressionnée quand j’ai regardé la série. Impressionnée de la tourner, parce qu’il y avait beaucoup de moyens mis dans les décors, dans les figurants. Je dirais finalement « impressionnant ».

Et, il y a un mystère qui prend vie avec Audrey Fleurot…

Il y a beaucoup de mystère dans cette série (rires collégiaux). Mais oui on ne découvrira cela qu’au fil des épisodes…

Dernièrement, vous êtes venu à Toulouse pour le tournage du film « Overdose » qui signe vos retrouvailles avec Olivier Marchal.

Tout à fait, j’ai vécu deux semaines à Toulouse et j’adore cette ville ! J’ai ma meilleure amie qui habite là-bas donc j’y vais souvent.

Dans ce film, vous incarnez une chef de brigade de police. Attention, ça ne rigole plus.

Oui, ça ne rigole pas (rires collégiaux). Je suis très fière d’être dans un film d’Olivier Marchal. Je suis très heureuse qu’il m’ait fait confiance pour me donner ce rôle assez dur. C’est ce que j’aime dans les films d’Olivier, on est dans une réalité qui est le quotidien de beaucoup de flics. Être dans une vie douloureuse et difficile. C’est ce que je suis venue raconter dans « Overdose ».

Votre personnage, Sara, va mettre à mal un trafic go-fast, lié à son ex-compagnon qui est infiltré. Ce qui risque d’être compliqué, pour le protéger, vu que deux meurtres sont liés à cette histoire.

Tout à fait. Et le fait que mon personnage n’a plus confiance dans la vie, c’est surtout ce que j’ai essayé d’amener à ce personnage. Elle a tellement souffert, vu des choses atroces qu’elle a un petit côté défaitiste. Pourtant, elle ne s’arrête jamais. C’est ce rapport complexe que j’ai voulu raconter dans ce film.

Et puis, il y a aussi « Nostalgia » que vous avez présenté à Cannes. Comment avez-vous vécu cette montée des marches ?

C’était vraiment extraordinaire ! J’étais très fière de présenter « Nostalgia » et de monter les marches pour ce merveilleux film d’auteur italien du réalisateur Mario Martone. C’est un immense réalisateur. « Nostalgia » est très beau, très intense et profond. Mais c’est aussi délicat et intelligent. J’ai adoré le film, même si je n’ai passé que quelques jours sur le tournage. J’ai énormément appris ! J’ai tellement regardé Mario, je suis toujours très impressionnée d’avoir pu tourner avec lui. Je me revois pendant le tournage, à scruter ses actions. J’avais l’impression de voir un peintre. Il peignait son film chaque jour. Il changeait ce qu’il voulait modifier d’un coup de pinceau. Même si cela a été court, cette expérience de tournage était très enrichissante.

Des projets ?

Oui, mais c’est encore en discussion. Je vous en parlerai avec plaisir, quand ce sera défini. Il y a aussi un projet pour retourner sur scène, car la scène me manque. J’ai très envie de faire du théâtre.

Avez-vous l’envie d’allier vos deux passions, le jeu et la musique, dans un rôle qui s’y prête ?

Oh oui, j’adorerais ! Cela fait partie d’un de mes rêves de faire une comédie musicale au cinéma, ou ne serait-ce qu’un film où la musique est importante. Je suis fan de ces formats, même si en France on en réalise très peu. C’est triste… J’espère que j’aurais la chance de chanter et danser devant la caméra.

Que pourriez-vous dire aux gens pour qu’ils regardent la série « Les Combattantes » ?

Je pense qu’on adore tous le spectacle, et là on s’en prend tout le temps plein les yeux ! La série est riche, ça ne s’arrête jamais ! J’ai vu l’intégralité des épisodes et je peux vous dire qu’on est embarqué du début, jusqu’à la fin. Je dis ça aussi en tant que spectatrice car je regarde énormément de séries. J’adore ces séries qui vous embarque, quel que soit le sujet, ou l’époque. Elles vous prennent et vous donnent envie de voir la suite, à chaque fois. C’est génial. Et je pense que « Les Combattantes » suscite cet engouement et ce plaisir !

Merci beaucoup et rendez-vous ce soir sur « Les Combattantes » ?

Merci à vous. Et oui ! Ne manquez pas le rendez-vous de ce soir pour découvrir les deux premiers épisodes !

SYNOPSIS

Septembre 1914. Depuis quelques semaines, les combats font rage. Dans un petit village de l’est de la France, à quelques kilomètres de la zone allemande, quatre femmes se retrouvent projetées au cœur de l’horreur : Marguerite, prostituée parisienne aussi mystérieuse que flamboyante que l’on soupçonne d’être une espionne ; Caroline, épouse de Victor Dewitt, propriétaire d’une usine de voitures, parti au front. Elle se voit propulsée à la tête de l’entreprise familiale, défi colossal et inédit pour une femme du début du siècle ; Agnès, mère supérieure d’un couvent réquisitionné et transformé en hôpital militaire. Dépassée par l’afflux de blessés, Agnès est de plus tourmentée et questionne ses choix de vie ; et Suzanne, jeune infirmière féministe en cavale depuis un avortement qui a mal tourné…

DIFFUSION

Comme l’a si bien dit Sofia Essaïdi : Soyez au rendez-vous, ce soir lundi 19 septembre, à partir de 21h05 pour découvrir ou revoir les deux premiers épisodes de la série « Les Combattantes » d’Alexandre Laurent. Vous y retrouverez à leurs côtés : Julie de Bona, Audrey Fleurot, Camille Lou, Sandrine Bonnaire mais aussi Tom Leeb, Yannick Choirat, Grégoire Colin, Tchéky Karyo, Maxence Danet-Fauvel et bien d’autres…

PROCHAINS EPISODES

Lundi 26 septembre les épisodes 3 et 4 de la série « Les Combattantes » seront diffusés,  le lundi 03 octobre se sera au tour du 5ème et 6ème épisode et enfin le lundi 10 octobre le 7ème et le 8ème épisode pour clôturer cette très belle mini-série.

INTERVIEWS A VENIR !

Au fur à mesure de la diffusion, chaque semaine, on vous réserve – nous aussi – des surprises avec l’interview de Julie de Bona, celle du réalisateur Alexandre Laurent mais aussi d’autres membres de l’équipe de la série.

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