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Autoportraits crachés, 35 personnalités du foot sur le grill à la première personne !

L’Euro bat son plein et nous continuons notre tour d’horizon des publications foot du moment ! En très bonne place, l’excellent Autoportraits crachés, signé Rémi Belot, Jerôme Latta et Antoine Zéo aux éditions Amphora. Les trois compères, plumes incisives bien connues des lecteurs du millieu pourront y retrouver le ton et l’impertinence des Cahiers du Football, fréquentés par certains d’entre eux.

Le concept : faire parler à la première personne les stars du foot, dans un autoportrait imaginaire, un peu romancé mais émaillé de faits vérifiés et de déclarations déjà entendues de la part du protagoniste. Un concept que le mag des Cahiers du Foot a travaillé depuis sa création. Un bouquin qui se picore, au gré des envies, en 35 mini chapitres, agrémentés de dessins pop pour relever le tout.

On y trouvera pêle-mêle du Anelka (“Personne ne me vire, sauf moi. Rien à foutre”), du Neymar”(Je suis parti parce que j’en avais marre et que les Saoudiens me donnaient 100 millions, cinq domestiques, une Bentley, une Aston Martin, un avion privé, 500 00 euros chaque fois que je poste un truc sympa sur eux sur Instagram) ou encore du Courbis ” Quand mon père, qui ne maitrisait pas bien le français m’a déclaré à ma naissance, le fonctionnaire lui a demandé “avec un ou deux “l”. Il a répondu : Mets lui en deux, comme ça il volera plus haut”.

C’est drôle, irrévérencieux, la lecture est agréable et personne n’est épargné (Duluc, Kita, Aulas, Platoche.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, on ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait, à tout seigneur tout honneur, du portrait de Zidane :
On a aussi pris ma timidité pour de la bêtise, ça m’a bien motivé. Après 2006, j’aurais pu vivre en
rentier, avec mon image et mon argent, faire le mannequin, le consultant. Trop peu pour moi. Être juste une icône, ça ne m’intéresse pas. En 98, j’ai été fier de voir mon visage sur l’Arc de triomphe et sur la corniche à Marseille, mais je n’avais encore rien fait. Je ne voulais pas rester Zizou, je voulais devenir

Zidane. J’ai toujours regardé vers le haut. Cannes, Bordeaux, Turin, Madrid. Il faut savoir faire le bon transfert au bon moment. Et le plus beau geste au meilleur moment. Un doublé en finale de Mondial, une volée d’anthologie en finale de Ligue des champions. Je vous vois venir : ça ne m’a pas empêché
de faire le mauvais geste au pire moment. Je sais, j’ai raté ma sortie, sans vraiment m’en excuser ni m’en expliquer. J’ai laissé tous ces intellos le faire à ma place dans les journaux, c’était marrant. Je ne peux pas me laisser insulter, c’est tout. Quand un comique de deuxième zone a dit que j’étais « con comme une bite » et que j’avais « trois neurones », je ne pouvais pas l’envoyer au tapis, alors je l’ai envoyé au tribunal.

Autoportraits crachés , Jérôme Latta, Rémi Belot, Antoine Zéo, Editions Amphora, 22.50 euros

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