Confidences de l’actrice et réalisatrice Amanda Tapping au Paris Manga 2022

Pour sa 32ème édition, le Paris Manga a réuni le duo mythique de Stargate SG1, Jack O’Neil et Samantha Carter alias Richard Dean Anderson et Amanda Tapping. Cette dernière nous a accordé une entrevue pleine de confidences sur ses métiers d’actrice et de réalisatrice.

Bonjour Amanda, pour la Paris Manga, vous reformez avec Richard Dean Anderson le duo mythique de Jack O’Neill et Samantha Carter. Avez-vous hâte d’échanger avec les visiteurs de l’événement ?

Oui, absolument ! La raison pour laquelle je fais des conventions, c’est pour rencontrer les fans et les remercier pour leur soutien. Pour pouvoir voir les personnes face à face et écouter leurs histoires, savoir ce que la série représente pour eux. Je pense que c’est très important. Je n’en fais pas beaucoup, mais à chaque fois j’en tire une grande joie.

Vous avez été actrice sur Supernatural puis réalisatrice. Comment s’est passée la transition ?

Dans Supernatural, j’ai commencé comme actrice, puis lorsque j’ai réalisé de plus en plus, ils m’ont embauché en tant que réalisatrice. Je n’ai pas eu à m’auto-dirigée, ce qui était une bonne chose mais j’ai adoré être dans cette série, j’ai adoré ces deux garçons. Ils sont incroyables et avec Jerry ce sont des gens adorables, sans oublier tout le staff. C’était un projet très fun. Pour moi, c’était assez similaire à Stargate, car c’était une famille. Ils ont été ensemble pour 15 saisons. J’ai rejoint la série à la saison 8, je crois. C’était comme sur Stargate… Non, c’était vraiment comme Stargate : ce côté famille et ce côté familiarité que tout le monde avait.

Quand une série se termine, les acteurs ont généralement le droit de garder quelque chose en souvenir. Qu’avez-vous conservé de Stargate-SG1 et Sanctuary ?

Pour Stargate, j’ai pris ma veste avec les patchs et ma combinaison de vol. Pour Sanctuary, j’ai pris les éléments présents dans le bureau d’Helen et certaines de ses tenues et chaussures.

Vraiment ?

Oui, je l’ai fait. Ne le dites à personne (rires collégiaux).

Vous avez réalisé quelques épisodes par saison pour la série Anne with an E. Comment avez-vous fait pour ne pas perdre le fil de l’histoire ?

La série Anne with an E était une superbe expérience. La créatrice Moira Walley-Beckett était toujours présente au studio et j’ai fait le final de la saison 1, quelques épisodes de la saison 2, quelques épisodes de la saison 3 incluant le final de la série. Moira était là tout le temps pour garder la série sur les rails. Elle avait une vision très claire de ce qu’elle voulait, et c’est une excellente scénariste et une personne extraordinaire. J’ai connu la fin de Green Gable car j’ai grandi avec, au Canada. J’ai adoré ce qu’elle en a fait, là où elle a mené l’histoire, et puis les acteurs étaient supers.  C’était une belle expérience, et j’ai un grand amour pour Anne with an E. Moira Walley-Beckett EST Anne with an E. C’est son bébé.

En parlant de réalisation, en plus d’un épisode de la saison 1 de Motherland fort Salem, vous avez réalisé le tout dernier épisode de la saison 2 avec de magnifiques effets spéciaux. Comment avez-vous tourné la dernière scène où on voit la générale Sarah Adler (Lyne Renée) dans la matrice ?

Motherland fort Salem est une série très spéciale. J’ai réalisé l’épisode 3 de la saison 1, puis j’ai été productrice pour la saison 2 et 3. Donc j’ai réalisé les premiers et les derniers épisodes de chaque saison. C’est ce qui m’a permis d’avoir cette vision d’ensemble sur la série. Mais pour cette dernière scène avec Lyne Renée, on avait un grand écran vert. Il y avait – je ne sais même pas comment le décrire – un grand ascenseur qu’on a recouvert de vert. Il doit y avoir quelque part une photo plutôt drôle sur la manière dont Lyne enfile son équipement, et qui montre comment ces techniciens la faisaient monter avec son équipement. Ils ont mis du scotch avec des yeux, un nez, une bouche pour qu’elle se repère et tout le monde a rigolé. Ainsi, il y avait un écran vert derrière elle. Et puis, Lyne Renée est magnifique ! Que ce soit en tant qu’actrice ou en tant qu’être humain. J’ai beaucoup de respect pour elle.

En tant que productrice sur la série mais aussi réalisatrice du dernier épisode de la saison 3, quelle est la suite possible et votre interprétation de la fin ?

Pour la suite de la saison, ça aurait été intéressant de voir ce que le monde aurait entretenu parce qu’elle a atteint une sorte de statut divin. De voir comment cela se maintiendrait. Le premier chant résonne, et à partir de là tout le monde à la capacité de faire de la sorcellerie. C’est censé faire du monde, un monde plus « gentil », empathique avec plus de compassion où tout le monde est à égalité. Quand on regarde l’actualité, c’est très fort, comme s’il y avait eu une anticipation de ce qu’il se passerait politiquement dans le monde. Est-ce un prophète ? Genre tu écris, et ça arrive. Mais l’idée de ce monde… C’est si idéaliste, je ne sais pas si c’est possible. Mais l’idée d’un monde où les gens arrêteraient de se battre et se regarderaient avec empathie et compassion… On aurait tous une idée plus claire du sens de notre vie sur terre. Après tout, notre but, ça ne peut pas être d’être mauvais les uns envers les autres, ou de se battre. Je pense que c’est ce que la série essaie de montrer, qu’il y a un meilleur but pour chacun de nous et un monde meilleur auquel on peut accéder.

Si vous deviez mettre plus de lumière sur un de vos rôles, lequel serait-ce ? et pourquoi ?

Les deux gros rôles que j’ai eu ont été Samantha Carter et Helen Magnus. Je les ai eus à des moments opportuns de ma vie. Pour Samantha Carter par exemple, j’étais prête. Samantha Carter m’a beaucoup appris. Elle m’a nourrie, je l’ai formée . Lorsque ma vie a commencé à changer, au moment où j’ai eu un enfant, Helen Magnus a été une autre partie de ma vie. J’avais aussi l’impression d’être prête pour elle. Donc je ne sais pas si je peux en choisir un, mais je peux dire que ces rôles sont tous les deux arrivés aux bons moments. Même si je ne comprends pas toujours toutes les décisions de Helen Magnus ! Elle donne beaucoup à apprendre et elle était très intelligente. Quand tu vis aussi longtemps et que tu as perdu autant de choses et que tu arrives tout de même à naviguer dans ce monde… Elle était intéressante ! Quand j’ai commencé Motherland for Salem, le général Adler me rappelait beaucoup Magnus. Le fait de vivre aussi longtemps change ta façon de percevoir le monde avec un certain cynisme. Je ne peux pas en choisir un.

Merci beaucoup Amanda, c’était un plaisir de vous revoir.

Merci à vous et bravo pour vos questions.

MOTHERLAND FOR SALEM

Si vous aussi vous souhaitez découvrir cette magnifique série « Motherland for Salem » rendez-vous sur Disney+ pour l’intégralité de la série. La saison 1 et 2 sont disponibles aussi sur Amazon Prime.

L’AUDIO DE L’INTERVIEW 

Et si vous voulez écouter cette interview en audio, nous vous donnons rendez-vous sur le site de Radio Esprit Occitanie dans l’émission « Ma préférence » pour un retour du Paris Manga samedi 17 décembre à 15h30 où l’entrevue avec Amanda Tapping sera diffusée dans son intégralité. Après, elle sera disponible dans la rubrique : podcast. N’hésitez pas à suivre l’Instagram de l’émission.

Interview : Vanessa Archambault et Tiphaine Lemenn

Traduction : Innsaf Tebibel

Photos mise an avant : ©Objectif Festival

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