Rencontre avec l’homme de cœur Peter Lorne chanteur des génériques “Denver le dernier dinosaure” et “Les Tortues Ninjas” au Popcon Toulouse.

En septembre dernier, nous avons eu la chance de couvrir le Popcon Toulouse un très beau festival humain. Nous avons fait la rencontre de Peter Lorne le mythique chanteur des génériques « Denver le dernier dinosaure » et « Les Tortues Ninjas ». Cet homme, grand ami de la chanteuse Maurane et de Véronique Sanson, répond à nos questions avec tendresse et sans détour.

Bonjour Peter, merci de nous accorder une interview.

C’est moi qui vous remercie de vous intéresser à ce que je fais.

Comment se passe votre week-end au Popcon ?

Ecoutes, c’est vraiment formidable. Le cadre est merveilleux. Le temps sublime. Tous les spectacles qu’il y a eu sur la scène ça a fonctionné et les gens sont très respectueux. Chapeau bas à l’équipe d’organisation qui est au top. Ce sont des gens merveilleux !

On se sent en famille.

Oui complètement. Je me suis fait des amis. Je te le dit ce sont des amis !

Hier tu étais sur scène. Comment as-tu vécu l’engouement du public ?

C’était super sympa. On ne s’attend pas toujours à cette réaction. D’autant plus qu’il y a plusieurs stands et centres d’activités. Parfois dans ce genre de manifestation, il n’y a pas beaucoup de monde qui regarde le spectacle. Mais là hier il y avait beaucoup de monde et les gens étaient très enthousiastes. Cela me fait très plaisir que les gens reprennent les chansons que je leur chante. C’est leur enfance.

J’aimerais savoir, comment en es-tu venu à l’écriture et quelle a été ta première chanson ?

J’étais très jeune. Je devais avoir 11 ou 12 ans. Par contre je ne sais pas pourquoi (rires). J’aimais les artistes, j’aimais les chansons. J’ai toujours écouté de la musique. On habitait en Afrique. Mes parents ramenaient de France tous les 45 tours qui marchaient. J’ai été émerveillé par les artistes. La chanson française ça a toujours été ma passion. Au début ce que j’écrivais était assez succin (rires). J’ai appris à jouer du piano et j’ai pu mettre des harmonies sur les chansons que j’inventais dans ma tête. Puis j’ai commencé à chanter dans les cabarets.

Soulignons que tu es auteur, compositeur, interprète.

C’est vrai qu’au départ j’écrivais des chansons que j’interprétais mais je le faisais aussi pour d’autres artistes qui à l’époque n’était pas du tout connu. Il y avait beaucoup de chanteurs qui n’avaient pas de chansons.

Comme ils savaient que tu écrivais ils te demandaient une chanson.

Tout à fait. J’écrivais des chansons à mes copains et mes copines (rires).

Tu chantes le générique « Denver, le dernier dinosaure ». Une grande histoire d’amour surtout avec le public ?

Oui, parce que vu que j’étais un peu âgé pas d’histoire d’amour avec le dinosaure (rires). Mais ces jeunes qui regardaient « Denver » ont grandi avec et me suivent encore aujourd’hui. Le public est indéfectible je m’en rends compte ici. Les gens veulent me prendre en photos avec eux et je leur dit « Je ne suis pas Denver, juste la personne qui chante » (rires collégiaux). C’est fou, c’est magnifique cet engouement, cette liaison. C’est une véritable histoire d’amour !

Tu as écrit de nombreuses chansons dont « Ça casse » pour Maurane. Comment as-tu eu l’idée de cette chanson ? As-tu travaillais en duo dessus ?

Maurane est comme une sœur. On s’est connu très jeune dans les cabarets. Elle grandissait dans la notoriété. J’étais toujours derrière elle. C’est-à-dire que je faisais les chœurs sur la scène, sur les albums. J’écrivais les pitchs qu’elle disait entre les chansons. Après j’ai commencé à faire les mises en scène.

Et elle ne me demandait jamais de chanson. Je me disais que c’était bizarre qu’elle savait que j’étais auteur compositeur. Je pensais que mon travail d’écriture et de composition ne lui plaisait pas. Un jour j’ai sorti un single chez Universal…

« Je manque de toi » ?

Oui c’est ça. C’était arrangé et réalisé par Bruno Maman. Un homme qui a énormément de talent. Un vrai petit génie. Je l’ai fait écouter à Maurane avant que le single sorte. Elle m’a regardé comme si elle avait pris une gifle dans le visage. Elle a dit aux gens : « Je ne savais pas que mon ami faisait des choses comme ça. Mais je suis ringarde » (rires). Quand elle a fait un nouvel album elle m’a demandé : « Peter, est-ce que tu pourrais m’écrire une chanson ? Surtout pas de chanson lente parce que j’en ai plein, mais avec un bon tempo ». Je lui ai dit oui. Je suis rentré à la maison et en fait c’est la chanson la plus lente qui puisse exister au monde qui m’est venue (rires collégiaux).

Ah oui, tout le contraire de sa demande (rires).

On est bien d’accord (rires). Je lui ai quand même fait écouter « Ça casse ». Je m’attendais à un non vu ce qu’elle m’avait demandé. Et en fait, elle a vraiment adoré ma chanson. Cela a été pour moi une super reconnaissance vu que je l’admirais vraiment beaucoup et je l’accompagnais, témoin bienveillant de son succès grandissant. Elle m’a dit : « Mais Peter quelle chanson ! Mais tu es fou de m’avoir donné cette chanson. Tu aurais dû la chanter. Tu sais Peter si tu me donnes cette chanson, tu ne pourras plus jamais la chanter ». Je lui ai répondu « Je m’en fous je l’ai faite pour toi » !

Un beau cadeau. Il y a d’autres petites pépites avec Lara Fabian et évidemment pour Véronique Sanson. Tu as une petite anecdote ?

Oh mon dieu il y en aurait des milliers (rires). En fait Véronique Sanson je l’ai rencontré grâce à une amie. On s’est vraiment vu la première fois par hasard et l’histoire est géniale. C’était mon anniversaire. Il tombe au mois d’août et à cette période il n’y a jamais personne à Paris, tout le monde est parti en vacances. J’ai une amie qui m’appelle deux jours avant en me disant : « Ah, c’est ton anniversaire, alors qu’est-ce que tu as prévu » ? Je lui réponds que je n’ai rien préparé vu qu’il n’y a personne. Elle me rappelle plus tard pour me dire que Micheline, une autre amie, passerait me déposer un cadeau devant la porte. Je lui ai dit que ce serait mieux qu’on dîne tous les trois chez moi. Le jour J je les ai attendus. Il n’y avait pas de portable à cette époque et je me demandais pourquoi elles n’étaient pas encore là. A 21h45 j’entends enfin sonner à la porte, j’ouvre : C’était Véronique Sanson ! Elle me dit : « Bonne anniversaire » !

Le choc ?

Oh oui. Elles avaient été cherché Véronique qui travaillait dans un studio pas loin de chez moi. Elle enregistrait un album. Et elle lui avait dit de venir avec elles à l’anniversaire d’un copain et Véronique les a suivies. C’était notre première rencontre. On est devenu amis.

Est-ce toi qui as fait se rencontrer Maurane et Véronique Sanson ?

Oui (rires). Maurane me disait : « Oh présente-moi Véronique Sanson s’il te plait ». C’était génial (rires), une véritable enfant, une belle rencontre.

Puis, on a travaillé sur un album où j’avais à faire plusieurs duos pour Maurane. Elle vient me voir à la fin en me disant qu’elle avait pensé à Véronique Sanson. Et je lui dis que c’était une super idée et pourquoi elle ne me l’avait pas exposé avant. Tout était bouclé mais je ne pouvais pas laisser passer cette opportunité. J’ai dit à Maurane qu’on allait faire une nouvelle chanson. Elle m’a mis en garde en me disant qu’on avait dépassé le budget et qu’Universal n’accepterait pas. J’ai répondu qu’on pouvait faire un piano/voix et qu’Universal ne pourrait pas dire non à un duo avec Véronique Sanson. Il restait encore le choix de la chanson et j’ai eu un flash avec une de mes chansons « Petite minute cannibale ». Maurane a validité tout de suite mon choix. Je lui ai dit : « Tu t’occupes de Véro, tu lui téléphone et moi j’appelle le PDG d’Universal ». Evidemment Universal a dit oui et Véronique aussi.

Très belle histoire, merci de nous la faire partager. Aurais-tu un message à passer ?

Faites attention à vous. Faites attention à votre santé. Faites attention à ce qu’on vous raconte comme bêtises aussi. Essayer au maximum d’être heureux de garder le lien avec vos amis, votre famille. Ayons des pensées positives et amusons-nous ! Ma devise je la tiens d’un titre de chanson de  Michel Berger : « Superficiel et léger ». Je veux être superficiel et léger !

Merci beaucoup.

Je vous en prie.

Merci beaucoup à Peter Lorne pour ses confidences et à toute l’équipe du Popcon.

Prochain Popcon ?

Malheureusement face à la situation actuelle et les restrictions sanitaires, le Popcon a fermé ses portes définitivement. Nous sommes tristes pour cette formidable équipe qui se mettait en quatre pour accueillir les invités et les visiteurs. Nous espérons qu’ils se relèveront et nous les soutiendrons s’il y a un futur projet. Grace à eux nous avons fait de magnifiques rencontres et en cette nouvelle année 2021, on leur rend hommage.

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