PTDN #5 : En 2017 je résiste !
Il a fait le premier pas : pour me draguer ( il lui aura quand même fallu trois mois pour me séduire), pour m’embrasser, pour me prendre contre lui, pour me tenir la main, pour me dire «je t’aime», pour me larguer… Oui, bon… Pour revenir aussi. C’est pas rien, quand on connaît les ravages de la fierté masculine !
Bref. Il n’ y a pas que des inconvénients à avoir son amour éloigné et acharné de travail, parce que quand il est le premier à vous souhaiter une belle année, vous réalisez que peu importe la distance et ses occupations, c’est encore et toujours à vous qu’il pense.
Et puis il y a le plaisir des retrouvailles ! Elles sont à chaque fois explosives ! Dans le bon comme dans le mauvais sens du terme, mais toujours explosives. Pas de risque de routine, (t’imagines, déjà que comme ça, on s’engueule), aucune lassitude, pas de chaussettes sales à ramasser au quotidien, de slips à laver, de chemises à repasser… Non, vraiment c’est tout bénéf ! P***** Marius… Épouse moi !
Bon, avec tout ça, je ne vous ai même pas dit comment je m’étais habillée pour le réveillon. Comme d’habitude, j’ai commencé par décréter que je n’avais rien à me mettre. J’ai voulu aller faire du shopping, puis mon coté économe (pas radin hein ?!) a reprit le dessus, et j’ai fini par me raisonner devant les tas de possibilités vestimentaires qui s’offraient à moi.
Cette fois-ci, j’ai eu une idée en or pour éviter tout drame que chaque décision inflige. Je m’en suis d’ailleurs voulu de ne pas y avoir pensé plus tôt. Aussi, pour ne pas me contenter d’une seule robe, j’en ai porté plusieurs. Non, pas en même temps ! J’ai changé toutes les heures. J’ai passé ma soirée à défiler : robe longue, robe courte, satin, paillettes… la classe sous tous ses aspects, aucun regret, plus de frustration ! Qui osera encore dire que je n’étais pas la plus belle ce soir là ?
J’ai bu, mangé mais alors vraiment très modérément. Hors de question de finir comme à la Noël. Depuis maintenant quatre jours complets, je suis au régime. C’était évidemment ma résolution numéro 1 ! Hormis ce léger dérapage au Toblerone dans un moment d’égarement, je suis relativement fière de ma capacité à résister à la tentation. En fait je me rends compte que je résiste à de plus en plus de choses :
– A la douleur : hier je suis allée me faire épiler le maillot. Avant, je m’agrippais à la table, je serrais les dents, et j’extériorisais mon mal par des petits cris stridents. Aujourd’hui, on m’arrache le bordel comme un rien, pas même un soupçon de larmichette au coin de l’œil, presque je trouverais ça agréable dis donc.
– A la pudeur : avant j’avais honte de me dévoiler. Aujourd’hui, j’appelle mon esthéticienne par son prénom, j’ai mes petites habitudes, j’arrive, je me déshabille, je m’installe sur la table comme je m’installerais dans mon bain, tu vois, nue et détendue. Entre deux bandes de cires, on se raconte notre vie, nos mecs, nos petits tracas de nanas quoi… Tout ça, vraiment comme si de rien n’était.
– A la gastro : bon je touche du bois… mais avant, la gastro c’était un peu le passage obligé du mois de décembre. Soit avant Noël, soit après, rarement pendant dieu merci, mais j’y avais droit ! Cette année, c’est génial ! Toute ma famille y est passé mais mon intestin à moi ne s’est jamais aussi bien porté.
Par contre y’a un truc auquel je ne résiste toujours pas, c’est à l’amour. Vous constaterez mon art de la transition : Intestin/Amour ! Ah… le romantisme et moi… Je vais peut-être vous surprendre les filles, voire même vous décevoir, mais moi je ne suis pas romantique. Cendrillon peut bien se le garder son prince charmant ! Mon homme idéal à moi, c’est celui qui me traite pas moins bien, mais pas mieux que lui. Sans déconner… On passe notre temps à prôner l’égalité des sexes ; par contre on revendique le droit d’être assistées à tout bout de champs, traitées comme des petites
choses fragiles ! Comment vous dire ? Si vous voulez, pour ma part, je suis encore capable d’ouvrir une porte moi-même, de descendre toute seule d’une voiture et de tirer une chaise pour poser mes fesses dessus. Je sais, beaucoup appelle cela de la galanterie, moi j’appelle ça du «gnangnantisme ». Moi j’aime pas les gnangnans. J’aime la virilité, la barbe qui pique, la main qui serre
la tienne avec fermeté… Non, non ce n’est pas pour autant que j’aime les gros cons, je vous rassure. D’ailleurs, il est évident que c’est à lui de payer le resto !
Ce qui est bien chez Marius, c’est qu’il est un mix de tout ce que j’aime et que j’adore détester. Plus adorable et agaçant, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé que lui.
2017… Je viens de le réaliser, c’est l’année de mes vingt-huit ans… Oh m**** ! Je suis dégoûtée… Pourquoi ?! Ben vous savez bien… Je ne suis plus qu’à deux années de la trentaine quoi. Changer de dizaine, c’est un virage à négocier, une étape à franchir. Les «jeunes» ont déjà commencé à m’appeler «madame». Petits cons va !
Ma nièce de 15 ans rigole à mes expressions, ma grand-mère me demande chaque fois que je la vois quand est-ce que je compte devenir une femme honnête ? Quasiment toutes mes potes sont mamans. D’ailleurs parmi tes copines mamans, t’en as toujours une comme ça :
– « Mais au fait, t’as pas envie de faire un bébé toi ? »
– « Heu… Ben… Non… Enfin pas spécialement quoi. Pourquoi ? Enfin oui j’aimerais bien… Peut-être… En fait Marius est pas trop chaud quoi…
– « Et tu le vis bien sérieux ? »
– « Ben écoute… Pas trop mal, non… Enfin oui quoi…
– « Non mais sérieux miss, change de mec quoi ! Dans la vie faut avancer t’as vu ! »
– « Ok… Mais c’est lui que j’aime quoi en fait… Ben j’y penserai ouais… »
Non mais sérieux, pour qui elle se prend celle-là en fait ? Vous l’avez constaté, à sa question à deux balles, je bafouille en apparence. Au fond de moi, voilà ce que je lui réponds vraiment :
« Tu sais quoi ma chérie, miss, meuf… A vingt huit ans, on n’est pas toutes obligées d’avoir déjà quinze gosses à charge, sa baraque en bordel, et un mec qui en redemande ! T’es en train de dire que j’ai une vie de merde là ? La tienne, elle fait rêver peut-être… Alors tu sais quoi ? Si t’es une vraie copine, savoure ton bonheur, mais t’es gentille, t’occupe pas du mien. C******* !!!!!!»
Ma résolution numéro 2 en ce tout début d’année… garder mon self-control en toutes circonstances. Je suis d’ailleurs très fière de moi, car je suis de plus en plus résistante… à mon impulsivité.
Je vous laisse, quelqu’un sonne à ma porte depuis une demi-heure, et il est en train de me GONFLER, mais alors SÉVÈRE !!!!!!!!
A vendredi prochain les filles !!!! D’ici là, ne vous tracassez pas trop. Et… résistez !
Kiss.
Marie.
P.S. : Pour me poser vos questions c’est très simple, soit sur le facebook ou twitter de @webtoulousain avec le #PTDN soit par mail à ptdn [@] webtoulousain.fr ou en commentaire en dessous.