Sorties ciné du 23/01/2013

cinema-bobineAu programme cette semaine dans vos salles toulousaines : action, polémique, vengeance et belles images avec trois films que nous vous proposons cette semaine, Le Dernier Rempart avec Arnold Schwarzenegger, Zero Dark Thirty qui a été nominé 5 fois aux Oscars et Django Unchained, le dernier film de Quentin Tarentino. Bonne projection !

 

Et plusieurs retours. A commencer par celui d’Arnold Schwarzenegger, qui après son passage en tant que « governator » revient peser de son imposante stature sur les écrans dans Le Dernier Rempart de Kim Jee-woon. Un film d’action qui s’annonce musclé (forcément), pétaradant et particulièrement opératique dans sa mise en images tant le coréen a fait preuve au long de sa filmo (A Bittersweet Life, Le Bon, la brute et le cinglé, J’ai rencontré le diable…) de remarquables dispositions esthétiques. Un vieux shérif sur le retour tente de s’interposer dans la fuite d’un baron de cartel mexicain et sa bande avant que ceux-ci ne parviennent à rejoindre la frontière. Une intrigue archi-convenue qui ne vaudra pas seulement pour ses séquences d’action bien emballées puisque la star d’origine autrichienne semble lorgner avec ce script vers le polar désabusé Copland de James Mangold où Sly Stallone campait lui aussi un shérif vieillissant en proie aux doutes. Un très bon spectacle en perspective.

Voir la bande-annonce.

Le véritable gros morceau de la semaine est Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow (qui avec Démineurs en 2009 remporta plusieurs Oscar dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur au nez et à la barbe d’Avatar de James Cameron…son ex-mari) qui conte la traque, pendant quasiment une décennie, de l’insaisissable Oussam Ben Laden. A la base, il était prévu que le film s’intitule Kill Ben Laden et envisage l’histoire selon un autre angle d’attaque mais après la mort de l’ennemi mondial n°1 le 1er mai 2011, le scénariste Mark Boal et la belle Kathryn durent revoir rapidement leurs plans. Le film a fait l’objet de plusieurs polémiques aux États-Unis en ce qui concerne d’une part l’accès à des informations classifiées et d’autre part la mise en image de la torture (une réalité !) mais vous pouvez faire confiance à la réalisatrice pour que son film « survive » à ce battage inconséquent. Notamment par son habileté cinégénique et la manière d’immerger le spectateur au cœur des situations et de l’intrigue. Ainsi, nous suivons les traces d’une obstinée agente de la C.I.A qui entraînera une équipe des forces spéciales dans sa quête. Et comme TOUS les films de Bigelow, il sera question, entre autres, de s’intéresser à un groupe de personnes et en épouser l’unique point de vue, avivant les tensions internes par la menace de forces extérieures. Attendez-vous à une grosse claque.

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Autre grosse claque et polémiques, Django Unchained du turbulent Quentin Tarantino qui a l’art, à chacun de ses films, de diviser, de cristalliser les crispations sur son cinéma usant avec maestria de multiples références et d’une violence exagérément accentuée pour une expérience cathartique. On passera outre les polémiques nées de l’emploi conséquent du mot « nigger » (nègre) ce qui a eu le don d’offusquer une certaine frange de l’Amérique bien-pensante, hypocrite et aveugle (et le réalisateur Spike Lee) ou le fait que l’hyper violence affichée ait eu des résonances avec l’actualité (tuerie de Littletown), ravivant le faux-débat complètement crétin de l’influence d’une violence fictionalisée sur la réalité, pour apprécier à sa juste valeur ce nouveau tour de force narratif opéré par ce conteur hors-pair. Dans le Sud des Etats-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le chasseur de primes King Shulz va libérer l’esclave Django pour l’entraîner dans sa traque de desperados puis l’aider à récupérer sa femme détenue dans le domaine de Calvin Candie (sublime DiCaprio – d’ailleurs, tous les acteurs sont incroyables), « Candyland ». Une libération qui empruntera le chemin de la vengeance et qui se fera en plusieurs étapes déterminantes, passant d’une figure de western spaghetti (Tarantino se mesure pour la première fois frontalement au genre de son cinéaste fétiche, Sergio Leone) à une figure de la blaxploitation (courant de films des seventies mettant exclusivement en scène des acteurs noirs) réprimant l’oppresseur pour former au final une fantastique nouvelle icône. De sorte que cette version black supplante presque celle du mythique personnage Django créé par Sergio Corbucci en 1966 dans le film éponyme qui ressort pour l’occasion sur certains écrans parisiens dans une nouvelle copie restaurée proposée par Carlotta.

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