Avenue de Lyon, Montaudran, Carmes… Voici les nouvelles rues et places baptisées à Toulouse
Le conseil municipal de Toulouse a validé une quinzaine de nouveaux noms de rues et d’espaces publics. Entre féminisation de la toponymie et hommage à des personnalités marquantes, ces changements vont progressivement apparaître dans plusieurs quartiers de la Ville rose.
À Toulouse, certaines rues changent de nom et de nouveaux espaces publics sont baptisés. Le conseil municipal du 6 février a adopté une série de dénominations dans différents quartiers, avec un objectif clair : mieux représenter les femmes dans l’espace public et accompagner les transformations urbaines de la ville. Parmi les annonces les plus symboliques, la célèbre avenue de Lyon va disparaître pour devenir l’avenue Olivier Guichard, dans le secteur en pleine mutation de Matabiau.
Ces nouvelles appellations apparaîtront progressivement dans les mois à venir, le temps d’installer les plaques et de mettre à jour les adresses. Une évolution qui reflète aussi l’histoire, la culture et les personnalités qui ont marqué Toulouse ou la société.
L’avenue de Lyon change de nom à Matabiau
C’est sans doute le changement le plus marquant pour les Toulousains. Située dans le quartier Matabiau, l’avenue de Lyon va désormais s’appeler avenue Olivier Guichard. Ce nouveau nom rend hommage à cet homme politique français et accompagne surtout la transformation urbaine majeure du projet Grand Matabiau – Quais d’Oc, l’un des plus grands chantiers de la ville.
Le quartier autour de la gare se métamorphose depuis plusieurs années avec l’arrivée de nouveaux logements, d’espaces publics repensés et la future ligne C du métro. Le changement de nom symbolise donc une nouvelle identité pour ce secteur stratégique de Toulouse.
Des nouvelles rues et places dans plusieurs quartiers
Au-delà de ce changement emblématique, plusieurs espaces publics sans nom officiel ou récemment créés ont également été baptisés. Dans le quartier Montaudran, deux nouveaux lieux font leur apparition : la place de la Fusée Postale, en clin d’œil à l’histoire aéronautique de la zone, et la place Berthe de Puybusque face au stade Philippe Struxiano.
Du côté de Rangueil, une nouvelle voie piétonne entre l’avenue de Rangueil et l’avenue des Écoles Jules-Julien devient l’allée Michel Sicard. Dans le quartier Saint-Pierre, une nouvelle allée porte désormais le nom de Bernard Belloc, tandis qu’une promenade aux Carmes rend hommage au peintre toulousain François Gauzi.
Des hommages à des personnalités et figures locales
Plusieurs nouvelles dénominations célèbrent des personnalités marquantes du monde politique, scientifique, culturel ou local. À Montaudran-Lespinet, une nouvelle voie au 137 avenue de Lespinet devient l’allée du Dr Jane Goodall, célèbre primatologue et anthropologue.
Sur l’île du Ramier, une voie reliant le pont Pierre-de-Coubertin au rond-point André-Cros est baptisée allée Michel Viala, en hommage au photo-reporter toulousain. D’autres noms apparaissent également dans la ville comme rue Madeleine Malraux, rue Michel Guy autour de la Halle aux Grains, rue Osna Kogan à Fondeyre ou encore allée Claudine Picardet aux Pradettes.
Une volonté de féminiser l’espace public
Derrière ces changements se cache aussi une volonté politique : rééquilibrer une toponymie longtemps dominée par des noms masculins. Depuis 2020, près des deux tiers des nouvelles rues toulousaines portent des noms de femmes, un signal fort pour rendre visibles des figures féminines souvent oubliées dans l’histoire urbaine.
Au fil des mois, les Toulousains verront donc apparaître ces nouvelles plaques dans différents quartiers. Une manière de redessiner la carte de la ville tout en racontant de nouvelles histoires dans ses rues.
La prochaine fois que vous vous baladerez dans Toulouse, ouvrez l’œil : ces nouveaux noms pourraient bien vous raconter une autre facette de la Ville rose… et de celles et ceux qui l’ont marquée.

